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La Grande Vadrouille

La Grande Vadrouille

Durée : 2h12

 

Réalisateur :
Gérard Oury

 

Scénaristes : Gérard Oury, Danièle Thompson, Marcel Jullian

 

Avec : Louis De Funès, André Bourvil, Terry-Thomas, Mike Marshall

 

Origine : France, Royaume-Uni

 

Date de Sortie :8 Décembre 1966

Synopsis

En 1942, un avion anglais est abattu par les Allemands au-dessus de Paris. Les trois pilotes sautent en parachute et atterrissent dans différents endroits de la capitale. Ils sont aidés par deux civils français, un chef d’orchestre et un peintre en bâtiment qui acceptent de les mener en zone libre; ils deviennent ainsi, malgré eux, acteurs de la Résistance.

Anecdotes

Cliquez sur les titres pour dérouler les aneCdotes du film : “La Grande Vadrouille” ! 

Ainsi, prenez-en plein la vue !

En Avril 2000, un sondage est réalisé auprès de 1131 individus en France. A la question : « Selon vous quels sont les trois films français qui ont marqué le 20ème siècle ? », 19% ont répondus La Grande Vadrouille, 1er du sondage devant Les Visiteurs à 16%.

De plus, le pourcentage pour la Grande vadrouille est identique entre les hommes et les femmes. Rarement un film français aura autant fait l’unanimité !

La Grande Vadrouille est toujours, à la 4ème place du box-office français avec ses 17M d’entrées. Il se situe derrière « Intouchables », « Bienvenue Chez les Ch’tis », et « Titanic » !

Il est en effet resté pendant 32 ans en tête de ce classement avant de se faire détrôner par Titanic en 1998.

Lors de la scène où Stanislas et Augustin sont camouflés en soldats allemands avec les deux chiens en laisse, l’un des bergers allemands va mordre un figurant. Ce fut cependant la scène gardée au montage !

La Grande Vadrouille nous présente un trio exceptionnel et fusionnel : Louis de Funès-Bourvil-Gérard Oury (réalisateur). Effectivement, ce n’était pas la première fois qu’ils partageaient une expérience comme celle-ci.

Le trio avait déjà opéré sur le film « Le Corniaud ». Gérard Oury déclara « L’histoire de La Grande Vadrouille » est avant tout une histoire d’amitié qui nous liait Louis Bourvil et moi ».

Louis de Funès et Bourvil ont signé le film sans même avoir lu le scénario.

Mike Marshall qui joue un pilote anglais est le fils de Michèle Morgan (compagne de longue date de Gérard Oury

La Grande Vadrouille s’est tournée principalement en Bourgogne, terre de savoir-vivre. Par conséquent, Gérard Oury raconta : « Terry-Thomas (Big Moustache) plongeait de caves en celliers.

Chaque fois que j’avais besoin de lui, les assistants savaient où trouver « Big Moustache ». L’œil brillant, la démarche pas très bien assurée, il émergeait, un flacon de Clos-Vougeot ou de Chambolle-Musigny à la main.

Je tirais alors avantage de la chose et fis de Big Moustache un de ces Anglais toqués de la France parce qu’ils aiment son pinard ».

Danièle Thompson est la fille du réalisateur Gérard Oury, ce dernier lui donna son premier vrai rôle de scénariste avec La Grande Vadrouille ! Belle première ! Par ailleurs, au générique du film, son nom est écrit avec une faute d’orthographe : Danielle au lieu de Danièle.

Le film est sorti en 1966 soit 21 ans après la fin de la guerre 39-45. Par conséquent, c’est dans ce contexte, que le film fut classé « film d’art et d’essai » à sa sortie.

Une scène du scénario a été retiré lors du tournage, car elle ne s’intégrait pas à la précision d’horlogerie du film. Cette scène se serait intégrée dans les égouts quand Stanislas et Augustin fuient en barque.

Elle aurait ainsi comportée une fillette danseuses de 12 ans sur les pointes qui devait passer à côté des personnages. Bourvil aurait alors demandé « C’est quoi ? » et De Funès aurait répliqué « Un rat ».

Une grue de 50m de haut doit être amenée sur place pour faire atterrir l’aviateur anglais dans le zoo.

L’équipe de décoration a dû masquer les antennes de télévisions par des fausses cheminées sur tous les toits où des scènes ont été tournées.

Le budget de ce film s’élevait à 14 Millions de francs (+2.600M d’€) ce qui en faisait le film français le plus cher à l’époque. Pour financer ce budget hors norme, le producteur, fort du triomphe du Corniaud, va directement contacter les exploitants de salles pour leur proposer de signer tout de suite avant même leur premier jour de tournage, un bon de commande.

Ceux qui envoient l’équivalent des recettes fait avec Le Corniaud auront la copie de la Grande Vadrouille en première exclusivité.

Des cornettes de religieuses ont été fabriqués pour certaines car malgré la participation des religieuses de l’hospice à prêter les leurs, il n’y en avait pas suffisamment.

La scène où Augustin fit tomber un pot de peinture sur le chef SS, a connu de multiples rebondissements. Au départ, la peinture est remplacée par du lait concentré. Cependant la simple chute du pot ne faisait quelques tristes éclaboussures.

Alors, un seau truqué avec un petit mécanisme à air comprimé projetant en l’air le lait est mis en place. La prise est tournée une douzaine de fois, sans résultats convaincants. En somme, la scène a couté 30 000 francs de pressing et de substances !

L’Opéra remplit d’Allemand a été un casse-tête pour les costumières qui ont dû trouver par centaines des uniformes SS authentiques, et la plupart viennent de Rome.

Dans la foule de figurant, Gérard Oury repère un homme en particulier. En effet, il portait un uniforme impeccable, qui va même rectifier les tenues des autres figurants. Gérard Oury appris alors son histoire incroyable. Il s’agissait d’un authentique général, ’étant battu sous la Croix-de-Fer, qui est venue avec sa propre tenue.

En garnison à Paris, il tombe fou amoureux d’une française, déserte, et se planque dans une cave avec sa future épouse. Il se fait par la suite naturaliser et pris part aux figurants du film !

Gérard Oury est le premier cinéaste autorisé à tourner directement dans l’enceinte de l’Opéra

Gérard Oury a tourné une bonne partie du film à Beaune. Alors, en souvenir de ce tournage, a été peint une fresque murale représentant la Grande Vadrouille, inauguré par le réalisateur lui-même.

Le montage de La Grande Vadrouille réunit 1400 plans, presque deux fois plus qu’un film standard à l’époque mais encore aujourd’hui. Ainsi, la multiplication des plans et la diversité des séquences font que le spectateur ne décroche jamais.

De Funès a pris tous les matins des leçons de direction d’orchestre. Mais alors que la scène de l’orchestre approche, De Funès pris peur. Par la suite, une répétition générale a lieu, sans costume, perruque ou maquillage. Louis prend alors place derrière le pupitre et camoufle sa peur tant bien que mal.

Oury qui assistait à la répétition a vu un De Funès transcendé, devant une centaine des musiciens les plus réputés de France. Lorsqu’enfin Louis baisse le bras pour marquer la fin de sa performance, la totalité de l’orchestre se lève et applaudit chaudement de Funès.

Oury déclara : « De Funès se tourne vers moi. Il a les larmes aux yeux. Moi aussi ! ».

Le trio Bourvil-Oury-De Funès avait envie de se reformer pour un 3e Malheureusement, André Bourvil décéda en 1970. L’amitié qu’éprouvais Louis de Funès à son égard n’a jamais cessé.

En effet, lors du tournage de Rabbi Jacob, le hasard fit qu’une scène se tourna à Vezelay, dans la chambre qu’occupait Bourvil lors de La Grande Vadrouille. Alors, De Funès laissa un bouquet de fleur et une carte à sa mémoire.

Une scène fut coupée au montage et un assistant lui fit réécouter quelques années plus tard la bande-son. Cette scène était un échange entre Bourvil et De Funès sur l’argent. Après avoir comparé leurs fortunes respectives, De Funès convainc Bourvil qu’il est un homme heureux car il n’a pas les responsabilités de l’argent.

Cependant, l’échange se termina par Bourvil : « Ce soir à l’heure qu’il est, après tout ce que nous avons fait, les Allemands vous ont tout pris, vous savez. Vous n’avez plus rien, rien. Donc vous êtes comme moi, vous êtes un homme heureux ! »

L’idée de la musique Tea for Two est venue dans un petit restaurant de Nice, dans lequel les scénaristes avaient pris une pause. Ils cherchaient un moyen pour que Stanislas et Augustin se reconnaissent.

Ainsi, l’idée de chantonner une musique est venue. Cependant, c’est seulement dans ce restaurant qu’à été choisi cette musique : car le pianiste du bar l’a joué et ce fut une révélation.

Bourvil et De Funès ont rencontrés des difficultés de tournages. En effet, ils avaient un fonctionnement très différent : Bourvil était très bon les premières scènes mais fatiguait vite et perdait en qualité tandis que De Funès lui avait du mal à rentrer dans la scène mais devenait excellent après plusieurs prises.

Lors de la scène où Stanislas est sur les épaules d’Augustin, De Funès (Stanislas) aurait dû en descendre immédiatement. Malgré tout il jugea qu’il était très bien installé comme ça alors, lui et Bourvil décidèrent d’improviser pour nous donner une scène culte qui en fera même l’affiche du film

Le scénario du film a été trouvé en modifiant un vieux script de Gérard Oury, où c’étaient deux prostituées et religieuses qui aidaient des aviateurs anglais à s’échapper. Finalement, après avoir subi de multiples transformations, ce sont bien Louis De Funès et Bourvil qui partagèrent l’affiche pour notre plus grand bonheur !

Inspirations

La scène de l’opéra a été arrangée pour ressembler à une aquarelle de Raoul Dufy. En effet, une femme habillée en mauve clair a donné l’idée à Claude Renoir, chef opérateur, de la placer au centre de l’image pour rappeler les compositions de Dufy. Quelques mois plus tard, Gérard Oury reçu une lettre afin de le féliciter de ce plan jugé magnifique. Ce n’était autre que le peintre Edouard Pignon. Par conséquent, Oury avoua qu’il en était très fier 

Voir la bande annonce (VOSTFR)

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